L'HISTOIRE
  • Les origines

    NOS ANCÊTRES CES GAULOIS

    On brassait déjà de la bière en Alsace à l’époque galloromaine comme en atteste une intaille romaine en verre bleu retrouvée en Centre-Alsace et qui représente un décor où figurent une cuve et les outils du brasseur.

  • XIIeme

    LES MOINES BRASSEURS

    Au Moyen-Age, l’activité brassicole est surtout l’apanage des moines ( à Strasbourg, Wissembourg, Marmoutier, Pfaffenhoffen…). Ceux du Grand Chapître de la Cathédrale de Strasbourg disposaient d’une capacité de production estimée à environ 1 450 hectolitres par an ce qui fait des brassins journaliers de 5 hectolitres (500 litres) et constitue un volume fort respectable 4.

  • 1259

    NAISSANCE D'UNE PROFESSION

    En 1259, Arnoldus Cervisarius est le premier brasseur strasbourgeois de métier, connu à ce jour, à créer une entreprise indépendante. Il installe sa brasserie impasse de la bière à Strasbourg. Peu à peu, les brasseurs laïcs se substituent aux moines-brasseurs  

  • XIVeme

    L'ÉTOILE DES BRASSEURS

    Les brasseurs ont également leur symbole : l’étoile. Il s’agit d’une étoile à 6 branches, composée de deux triangles superposés, elle symbolise les quatre éléments (terre, eau, air, feu) et les trois opérations (germination, touraillage, brassage) Cette étoile orne certains bâtiments ; C’est à cela qu’on peut remarquer où se situaient d’anciennes brasseries.

  • 1471

    UN MÉTIER CORPORATIF

    En 1471 la corporation des tonneliers-brasseurs voit le jour en Alsace. Les brasseurs strasbourgeois ne sont autorisés à brasser que de la Saint-Michel (29 septembre) à la Saint-Georges (23 avril) – ce qui correspond au cycle agricole de l’orge. Les maîtres brasseurs, organisés en corporation exerçaient le métier de tonnelier pendant la saison chaude, durant laquelle le brassage était interdit. Le métier de brasseur suit le rythme des saisons avant l’apparition des machines frigorifiques.

  • 1783

    LA LIBERTÉ DE BRASSER

    Le métier de brasseur est officiellement né à la Révolution française. Les brasseurs sont désormais autorisés à brasser toute l’année (depuis 1783). On dénombre ainsi plus de 2000 établissements en Alsace, dont plus de 60 à Strasbourg, où l’on fabrique et consomme de la bière. C’est aussi à cette époque que la culture du houblon se développe en Alsace, notamment autour de Haguenau.

  • Fin XVIIIeme

    DES DYNASTIES BRASSICOLES

    Le flambeau se transmettait de père en fils. Le progrès aidant, chacun se perfectionnait plus encore que le précédent, certains maîtres brasseurs, cumulant les fonctions de brasseur, d’ingénieur et de biologiste, n’hésitaient pas à partager leurs compétences. Ces familles, avec chacune leurs particularités vont développer l’industrie brassicole

  • 1850

    INNOVATIONS TECHNIQUES & L'INDUSTRIALISATION

    Pasteur préconise la sélection des levures et surtout la stérilisation partielle, plus connue sous le nom de «pasteurisation ». Dans la lignée de ses travaux, les brasseurs alsaciens ont été les précurseurs de l’introduction de levure pure dans le processus de fabrication. On voit aussi de nombreuses brasseries déménager en périphérie des villes pour disposer de caves de garde et s’équiper d’installations frigorifiques pour la production de bière de fermentation basse. Elles s’étalent à Schiltigheim, à Koenigshoffen et à Cronenbourg.

  • Fin XIXeme

    LES TEMPLES DE LA BIÈRE

    Avec l’apparition de nouvelles techniques et le développement du chemin de fer, le marché s’ouvre sur la France et l’Allemagne. La bière d’Alsace se déguste à Paris dans de nouveaux lieux de convivialité, principalement dans les brasseries des grands boulevards Haussmanniens. La production alsacienne de bière connait alors une croissance fulgurante et passe de 100 000 hl en 1850 à plus de 700 000 hl à la veille de la guerre de 1870, dont 300 000 hl qui sont acheminés vers la capitale.

  • Aujourd'hui

    LE PAYSAGE BRASSICOLE ACTUEL

    Les conflits mondiaux et les progrés de l’industrie brassicole ont contribué tout au long du XXe siècle à redessiner le paysage de la brasserie alsacienne. En 1961, la région ne comptait plus que 21 brasseries et les regroupements se sont poursuivis dans les années 70 et 80. Les années 90 amorcent un nouveau tournant avec l’apparition de brasseries artisanales et micro-brasseries parfois installées au sein d’un débit de boissons. Ce phénomène est d’ailleurs observable partout dans le monde, notamment aux Etats-Unis avec le développement des « craft breweries ». Ce mouvement s’amplifie en France depuis l’an 2000 et s’est beaucoup accéléré ces dernières années. On dénombre aujourd’hui plus de 40 brasseries en Alsace et notre région, qui représente plus de la moitié de la production nationale de bière, a toujours su rester une référence en matière de bières de qualité.